On ne présente plus Katherine Pancol et sa désormais très célèbre trilogie. Je n’avais pas écrit sur les deux premiers volumes, Les yeux jaunes des crocodiles, dont l’adaptation cinématographique est prévue pour avril 2014, et La valse lente des tortues. Ce troisième volume m’a accompagnée il y a maintenant 3 ans, dans mon vol Paris-Melbourne.

Pourquoi publier dessus maintenant? Parce qu’il n’est jamais trop tard pour bien faire.

Et surtout parce qu’après avoir mis entre parenthèses pendant presque 2 ans l’écriture (manque de temps, ce filou qui nous joue des tours à tous), je me suis rendue compte que j’étais vraiment malheureuse sans et j’ai décidé de m’accorder à nouveau ce plaisir coûte que coûte. Alors, c’est parti!

Après les crocodiles et les tortues, ce sont les écureuils qui mènent la danse dans ce volume. Un écureuil, c’est mignon et plutôt drôle, attachant, souvent peu farouche face à un touriste prêt à lui tendre une noisette. Mais savez-vous qu’eux aussi ont des chagrins?  Gary, le mystérieux et séduisant musicien de la troupe nous le prouve…

Tout évolue à vitesse grand V : l’impitoyable et pimbêche Hortense continue de gravir les échelons, peu importe ceux qui essaient de lui mettre des bâtons dans les roues, elle trouve toujours au final le moyen de balayer ce qui empêche son ascension. Mais le succès et l’argent ne suffisent pas au bonheur… Zoé, la douce et rêveuse petite soeur a compris elle, que l’amour est le moteur du monde, enfin, de son monde. Malgré la distance et leur jeune âge, elle et Gaëtan traversent le labyrinthe tortueux que dressent les tragédies de la vie entre eux. On se prend à repenser avec sourire aux mythiques années lycées en suivant les réflexions d’une jeune fille en fleur. L’amour envahit dans ce troisième tome chacun des personnages de manière plus ou moins mélodramatique et parfois de manière agaçante : entre Hortense et Gary qui rejouent Carmen, Joséphine qui a des états d’âme par rapport à sa soeur et Shirley qui balance entre indépendance et attachement, nos compagnons nous donnent l’impression d’une psychothérapie de groupe.

Mais revenons à l’héroïne : Joséphine, que nous avions quittée déprimée et complètement perdue après l’assassinat de sa sœur dans le tome 2. Joséphine est profondément perturbée et culpabilisée par l’amour réciproque entre elle et Philippe, l’ex mari d’Iris. Joséphine, martyre dans l’âme, véritable incarnation des femmes vertueuses de son cher XIIème siècle. Comment choisir entre loyauté familiale et bonheur individuel? Autant le dire, ça ne va pas fort…Et du coup, son inspiration semble être partie sous des horizons plus ensoleillés. Heureusement, Joséphine s’accroche à un projet: son HDR, symbole suprême de la reconnaissance intellectuelle et universitaire. Mais le succès de son roman a fait des jaloux et on la punit en lui refusant toute promotion ou tout poste dont elle rêve. Son éditeur charmant en est ravi, elle va à nouveau pouvoir se concentrer sur l’écriture!

Encore une fois, ce sont les hasards de la vie et les gens qui l’entourent qui font bouger les choses et la font avancer. Ce troisième tome se veut un conte de fées où tout est bien qui finit bien, où les méchants sont punis et les méchants qui se repentissent récompensés, comme les gentils, à qui tout le bien possible arrive à la fin.

J’ai été relativement déçue par la lecture, que j’ai trouvée plate, sans rebondissement. Le sentiment que j’avais ressenti dans La valse lente des tortues s’est amplifié. Au fur et à mesure, l’intrigue perd en richesse, tout est attendu et quasiment su d’avance. L’intrigue est tellement lissée et les rebondissements si énormes qu’ils font perdre au livre la saveur qu’on lui trouvait au début. Trop simple, l’histoire perd toute complexité et parfois même, on s’ennuie. Dommage, car je m’étais attachée aux personnages dans le premier tome. On reste sur une impression mitigée et on passe vite à une autre lecture.

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