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C’est le deuxième Pennac d’affilée sur lequel j’écris (je suis en train de finir Chagrin d’école qui viendra s’ajouter à ma phase pennacienne!).

On découvre Benjamin Mallaussène, le héros au grand coeur de la saga Mallaussène, frère et figure paternel d’une tribu composée dans ce livre de 3 soeurs, une extralucide, une deuxième accrochée à son appareil photo comme à la vie, une dernière enceinte de jumeaux, et de deux frères, l’un collégien turbulent et l’autre encore bercé par l’innocence de l’enfance. Et il doit gérer tout ce petit monde, plus ou moins abandonné par leur Maman trop occupée avec ses amours éphémères et cumulatifs.

Mais comment fait-il pour remplir la soupière tous les soirs? En exerçant un métier peu commun : celui de bouc émissaire dans un grand magasin parisien. En deux mots, il encaisse les réclamations des clients et se doit de les apitoyer pour qu’ils retirent leur plainte. Entre une dame hurlant contre un frigo qui a enflammé tout le repas prévu pour Noël et un ours prêt à lui casser la figure, il essaie de mener une petite vie plus ou moins tranquille.

Sauf que quand les bombes se mettent à exploser dans le magasin, emportant à chaque fois une vie, en pleine période de fêtes qui plus est, il va se trouver dans un sacré pétrin. Il faut croire qu’il se trouve à chaque fois sur les lieux du crime, de quoi jeter le doute. Face à une enquête policière et des collègues en rogne, Benjamin va essayer de résoudre l’affaire. Une puis deux, trois, quatre bombes?! Qui lui en veut et pourquoi? Pourquoi tout ces vieux explosent-ils à côté de lui? Et voilà qu’en même temps débarque Tante Julie, journaliste très curieuse dont il s’entiche. A croire qu’on lui a jeté un sort…

L’auteur fait la part belle au burlesque et à l’insolite. Il nous maintient en haleine avec une intrigue bien ficelée où l’on est déstabilisé quand on s’y attend le moins, pour notre plus grand plaisir de lecteur (rice).

Complètement déjanté, Daniel Pennac nous embarque dans une famille où rien ne se passe comme ailleurs, et où le rire côtoie de grands moments d’émotion tout au long de l’histoire. On s’attache à Benjamin comme à l’écriture de Pennac, simple et tellement originale en même temps. Avec l’envie de vite continuer la saga.

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