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Un jeune journaliste se lie d’amitié et se prend d’intérêt pour les enquêtes d’un vieux détective, Hanshichi. Au travers de 14 nouvelles et autant d’énigmes que ce premier nous relate, on voyage dans la vie d’un Sherlock Holmes japonais qui résout à Edo (Tôkyô) de nombreux mystères et déjoue de nombreuses manigances. Amours clandestins, maison hantée, samouraïs intrigants, corruption et vol, tous les cas de figures possibles et imaginables se présentent à Hanschichi.

Si vous souhaitez découvrir le Japon du XIXe siècle sous un angle original, ici au travers d’enquêtes policières, ce livre est un must read que vous allez adorer.

La première chose que j’ai adoré dans ce livre, c’est le juste équilibre entre narration des enquêtes, description des lieux et décor et les petites anecdotes, habitudes et coutumes glissées çà et là qui viennent agréablement agrémenter la lecture. Les histoires sont bien rédigées, maintiennent le lecteur en haleine et donnent envie d’aller jusqu’au bout. Rien que pour ça, le livre en vaut le coup !

La deuxième est la structure du livre : 14 courtes histoires, qui peuvent aussi bien se lire d’affilée que dans le désordre, d’un seul coup ou histoire par histoire, sans qu’on perde le fil.

La troisième (et je vais arrêter après l’énumération, mais c’est l’effet rationalité de l’enquête qui déteint sur moi) est le plaisir qu’on prend à s’immerger instantanément dans un autre espace-temps. Sans jamais se départir de son sang-froid et de son humour, l’enquêteur Hanshichi nous plonge dans l’ambiance de son époque qu’il chérit en même temps qu’il nous faire revivre intensément les affaires qu’il suit.

On apprend beaucoup en lisant Fantômes et Samouraïs, sur la société, l’administration de l’époque, les croyances, les tabous, les fêtes, mais sans que jamais cela vienne alourdir le récit, ce qui est vraiment appréciable.

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