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Choisi par ma soeur dans ma PAL sur Babelio pour me faire un cadeau de Noël, je ressors de cette lecture avec un sentiment assez mitigé…

Pourquoi les japonais ont les yeux bridés est à mon sens un livre au titre amusant et qui retient l’attention, donne le ton d’une lecture légère et instructive en même temps. Mais une fois le livre refermé, c’est un titre que je trouve assez marketing et un petit peu trompeur…

Je m’explique : certes, l’auteure, installée depuis plus de dix ans en Italie, nous fait part d’anecdotes sur sa vie au Japon, sa famille, nous parle de certaines fêtes, des différences culturelles qu’elle perçoit, sa manière de les vivre et de les appréhender. J’ai découvert pas mal de choses relatives à la pop culture, au monde du spectacle, à la télévision japonaise, certaines fêtes que je ne connaissais pas du tout par exemple. Bon point pour la gaga du Japon que je suis.

Par contre, toute une partie de l’ouvrage est en réalité consacrée à la description de l’univers du manga et à la vie des mangaka. Keiko Ichiguchi en est une en effet ! Et elle nous parle de son parcours, de ses débuts, de la difficulté de ce métier, du rapport aux maisons d’édition, aux agents, aux fans. C’est intéressant à petites doses mais cet aspect du livre occupe une place trop importante à mon goût par rapport à la promesse qu’il nous offre en titre. Mauvais point.

Egalement, la mise en page aurait gagné à être plus esthétique, elle pêche par moments, est irrégulière. Et rien que dans le titre, « Japonais » avec une majuscule, svp. Ca me chiffonne, sorry to be picky. Mauvais point.

Au final, c’est un récit autobiographique drôle, original dans l’approche, avec quelques dessins qui viennent accompagner la lecture, une structure en chapitres courts et indépendants les uns des autres, qu’on peut l’aborder comme on le souhaite. Le style est plutôt agréable, l’auteure est franche, même si on a parfois l’impression qu’elle règle ses comptes avec son ancienne maison d’édition.

Mais il est vraiment dommage de ne pas avoir davantage valorisé cette spécificité qui lui ouvrirait, à mon avis, un public complémentaire, notamment les lecteurs de manga. En effet, pas évident à deviner au premier coup d’oeil. Et comme les lectures marchent aussi au coup de coeur, on ne mène pas forcément l’enquête sur toutes avant de se décider à acheter/emprunter et lire un bouquin…

Allez, ça reste un bon ouvrage pour découvrir le Japon avec un regard très personnel.

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