pour une liberté - la biblidemomiji

Quentin est fiancé à Caroline mais cette relation ne l’épanouit pas. Il n’a en réalité jamais oublié Marina, son amour de jeunesse. En décidant de se réinstaller dans sa région natale pour donner un second souffle à sa vie et à celle de son couple, il ne pensait pas réveiller autant de démons et être entraîné dans une situation des plus délicates…

Mathieu Mériguet m’avait déjà demandé de lire son précédent ouvrage, Engrenage, que je n’avais pas beaucoup aimé et il n’a cependant pas hésité à me proposer de lire son dernier livre. Je l’en remercie car il n’est pas toujours aisé de se soumettre à la critique après un avis négatif. Et je suis peinée car je n’ai pas plus aimé Pour une liberté, essentiellement pour les mêmes raisons que celles que j’avais exprimées à propos d’ Engrenage.

J’ai vraiment été étonnée de retrouver les mêmes défauts que ceux qui m’avaient marqués dans son précédent livre et j’ai même trouvé que certains étaient encore plus forts. Celui qui a le plus retenu mon attention est le manque d’oralité dans les dialogues, l’absence d’émotion dans l’écriture, qui reste scolaire voire clinique. J’aurais aimé plus de naturel, d’authenticité. Je me suis sentie plus déconcentrée qu’autre chose dans le parcours de ce texte. Le langage est trop ampoulé entre les personnages par moments, ça ne rend pas le récit vivant. Deuxième point ressenti qui est à mon sens vraiment dommage : le peu d’attachement à ces derniers. Déjà, j’ai trouvé trop de points de ressemblances avec ceux d’ Engrenage donc je n’ai pas eu d’effet de surprise. Mais ça, passe encore. J’ai trouvé qu’aucun d’entre eux ne réussissait à susciter mon attention, ils sont soit trop clichés, soit mal décrits ou insignifiants dans ce qu’on nous en dit. Comme repéré dans l’ouvrage précédent, on sent que les passages visant à mieux nous les faire connaître tombent comme un cheveu dans la soupe. Troisième point qui fait que je n’ai pas accroché : l’envie de créer le suspens ne prend pas. On en vient même à trouver certaines évolutions du récit grotesques ou trop attendues. Enfin, j’ai trouvé qu’il y avait des répétitions agaçantes par moments ou encore pire, des contradictions et incohérences dans le caractère ou les habitudes des personnages.

Encore une fois, le thème est plutôt intéressant mais la rédaction ne m’a pas plu, je n’ai à aucun moment été happée par l’histoire. Le fait de retrouver les mêmes faiblesses que dans le précédent fait que mon jugement est assez sec et que je suis un peu déçue. Cette lecture ne m’a apportée aucune émotion, pas de réflexion, je l’ai trouvé très lisse. Cependant, je nuancerai mon propos en affirmant que mon opinion reflète aussi le fait que je ne pense pas être le public cible de l’auteur et ne pas être sensible à son style.

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