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D’accord, Tuffy a cassé le nouvel écran TV plat en chassant un bourdon (la question se pose de savoir ce qu’il faisait au milieu de son chemin. Et puis il n’avait qu’à être mieux fixé d’abord). Mais qu’Ellie, sa jeune maîtresse, mette 11 abominables secondes à le défendre quand on suggère de se débarrasser de lui contre un mignon chaton, c’en est trop ! On ne reconnaît pas sa valeur ? Très bien, il va voguer vers d’autres horizons et ils le regretteront bien. A moins que ce soit ceux qui vont croiser son chemin

Samedi, nous sommes allés nous inscrire à la bibliothèque à côté de notre nouveau et provisoire nid à Montréal et j’ai pu dénicher ce volume des trépidantes aventures de mon chat assassin préféré ! (oui, pour certains, la survie, c’est le wifi, pour moi et mon amoureux, c’est l’accès aux livres. Mais le wifi suit juste après le marché).

J’avais déjà pu parcourir deux des histoires de Tuffy : Journal d’un chat assassin et Le Noël du chat assassin. Et une fois de plus, j’ai ri aux éclats des (més)aventures de ce chat au caractère bien trempé, en qui tous ceux qui ont déjà eu la chance de vivre avec un représentant de la gente féline reconnaîtront au moins un aspect de leur forte personnalité. Jaloux, moqueur, de mauvaise foi, Tuffy est plein de défauts mais en contrepartie, il est aussi porteur de grandes qualités. Sous ses airs indifférents, on le découvre sensible et attaché à sa famille, à son quartier, à ses amis avec qui il fait les 400 coups. Et il est surtout rusé, ce qui lui permet de se sortir de plus d’un mauvais tour, que je ne vous dévoilerai pas ici car il faut vraiment que vous le lisiez par vous-mêmes. Je vous dirai juste qu’entre un perroquet à qui il apprend à mialuer un air bien connu des chats et une riche espagnole qui décide d’en faire son chasseur de souris attitré, Tuffy ne va pas avoir le temps de s’ennuyer.

Toujours aussi hilarante, la plume d’Anne Fine marie un récit emporté et plein de vivacité à des traits d’humour incessants de page en page, qui séduiront petits et grands. Dans ce volume, on plonge plus en profondeur dans la psychologie d’Ellie et de ses parents. Derrière le mari grognon se cache un père prêt à tout pour retrouver le chat qui manque tant à sa fille et Ellie s’avère réellement profondément aimante vis-à-vis de son gros matou. Anne Fine sensibilise ici aussi les enfants aux responsabilités impliquées quand on prend un animal sous son aile. Une belle manière de faire rire à gorge déployée et de développer la conscience des plus jeunes !

Accessible aux « enfants qui aiment déjà lire tout seuls » mais aussi propice à une lecture accompagnée par un adulte, les histoires du chat assassin sont un trésor pour votre bibliothèque et pour l’imaginaire. Vous risquez de ne plus jamais regarder ces compagnons moustachus de la même manière…

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