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Être parent, c’est formidable mais se comporter comme tel, ce n’est pas toujours facile… Et Guy Delisle préfère en rire avec la mise sur papier de situations cocasses de la vie quotidienne de Papa !

Guy Delisle, je l’ai connu en lisant Pyongyang d’abord puis Jérusalem. Il faut dire qu’il a beaucoup bougé et nous livre à chaque fois un regard très personnel et sincère sur les lieux qu’il visite et partage son ressenti en subtilité parfois et simplicité. Ici, on retrouve le style et le verbe bien reconnaissables de l’auteur ainsi que son sens de l’humour, agrémenté d’une touche de tendresse et de complicité qui crée une atmosphère de lecture drôle et légère.

Alors, Guy Delisle, un papa superhéros, boudeur, joueur, facétieux ? Un peu tout ça, mais une chose est sûre, il se dévoile sans avoir peur de l’autodérision que ce soit pour montrer ses propres contradictions selon ses humeurs, ses angoisses, ses surprises face aux réactions de ses enfants qui ont l’air d’avoir un caractère bien affirmé, surtout sa fille !

Des épisodes de la vie de tous les jours sont donc mis en scène, certains plus crédibles que d’autres : on ne peut s’empêcher de penser que dans son élan créatif, l’auteur a peut-être enjolivé quelques situations pour faire sourire davantage le lecteur. Ça marche, c’est l’essentiel. Par moments, on se demande qui est l’adulte et Guy Delisle montre sans complexe qu’il a aussi su garder une âme d’enfant, ce qui à mon sens contribue aussi à permettre à ses œuvres d’être empreintes d’une grande sensibilité sans s’encombrer d’un traité foisonnant.
J’ai quand même bien ri à la scène de la lecture d’Harry Potter au cours de laquelle Guy Delisle tente de savoir si sa fille a bien assimilé les groupes de verbe…C’est pas joli joli de faire ça pendant la lecture de ce chef d’œuvre, Monsieur ! :-)

Si certaines pages semblent tirées par les cheveux, ce petit livre reste fort sympathique, se parcourt en un rien de temps et constitue une pause agréable, rappelant à chacun que le parent parfait n’existe pas et tant mieux, c’est ça qui le rend humain !

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