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Une fois n’est pas coutume, je vais vous parler aujourd’hui de la comédie musicale que nous avons vue dimanche dernier à New York, où nous sommes allés passer un grand week-end : Les Misérables.

Qui dit New York dit Broadway et ses shows légendaires. Mon copain a donc entrepris une fois sur place de regarder en ligne pour trouver des tickets dernière minute et après sélection d’un panel resserré, notre choix final s’est reporté sur Les Misérables, que je n’ai pas encore lu (il faudra que je m’attaque à ce monument un jour) mais dont j’aime beaucoup l’histoire, belle et émouvante !

Bien installés dans nos sièges, pile à la bonne heure (on ne badine pas avec le timing. Lever de rideau annoncé pour 19h30 et pas une minute de retard effectivement), le spectacle et sa magie commencent.
Immersion immédiate dans l’ambiance avec une scène de galère où l’on croirait voir les vagues arriver sur nous, chant des forçats en chœur qui capte instantanément notre attention et tout s’enchaîne à grande vitesse. Les décors, aussi réalistes que bien pensés, changent avec une rapidité et une fluidité qui forcent le respect, les personnages vont, viennent et évoluent sans jamais générer de sentiment de rupture et pour une oeuvre aussi dense et complexe que celle-ci, c’est un coup de maître.

Je ne me souvenais plus de tout, j’avais oublié plusieurs pans de l’histoire et cette mise en scène capture l’essence du récit, de l’époque et des valeurs que Victor Hugo a cherché à dépeindre. On est emporté par le rythme, par l’énergie des acteurs qui se donnent à fond, nous faisant tour à tour rire (les Thénardier, pourtant si détestables, sont hilarants de ridicule) et pleurer (oui, la mort de Fantine ou d’Éponine ne m’ont pas laissée indifférente).

J’ai été particulièrement bluffée par les jeux de décors, les effets sons, lumières et projections sur écran. Ils contribuent beaucoup à nous faire vivre le spectacle en profondeur (je pense à la scène de la bataille finale sur les barricades, celle où Jean Valjean exfiltre Marius, futur mari de Cosette, via les égoûts de Paris pour le sauver, ou encore celle du suicide du commissaire Javert se jetant du pont).
Et qui dit comédie musicale dit chansons : de bout en bout, elles nous font rebondir, réchauffant le cœur, provoquant le rire ou une boule dans la gorge. De belles paroles, des enchaînements réussis, des voix étonnantes et impressionnantes même. Mention spéciale pour Jean Valjean, joué par John Owen-Jones. Par moments, j’aurais voulu monter sur scène pour me joindre à la troupe (par malheur – ou bonheur pour les spectateurs – j’étais aphone ce jour-là !), notamment sur les barricades !
Enfin, notons les très bons costumes, tout à fait dans le ton de l’époque et vous avez tous les ingrédients réunis pour concocter une comédie musicale mémorable.

Merveilleusement bien mis en scène et formidablement joué par des acteurs investis dans leur rôle, le spectacle Les Misérables à Broadway rend un hommage vibrant au chef d’oeuvre de Victor Hugo et à une période bouleversante de l’histoire en France. Je ne vous mentirai pas : je suis ressortie de là fière comme un coq que notre patrimoine soit aussi bien valorisé ! 

 Pour en savoir plus et réserver vos places :

Les Misérables
Imperial Theatre
249 West 45th Street
New York, NY 10036

Durée du spectacle : 2h55 avec entracte (vous ne les verrez pas passer !)

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