Dimanche, jour de repos ! On fait un bond de côté pour vous proposer non pas un texte crée de toutes pièces (hors concours donc) mais un extrait de dialogue d’un film de Jean-Luc Godard, auquel Mai a pensé en voyant le collage de Mademoiselle Berthelot. Une interprétation surprenante, que l’on a eu envie de vous faire partager !

carnet-mademoiselle-berthelot-concours

Extrait de dialogue du film Une femme est une femme

Lui, du salon:
-On mange bientôt?
Elle, de la cuisine:
-Oui oui!
Elle ouvre le four, de la fumée sort. Trop cuit… Elle retourne au salon.
-Tu préfères manger du poisson ou de la viande pour dîner?
-Du poisson.
-Et… qu’est ce que tu aurais préféré si tu avais voulu de la viande?
-Je sais pas. Du veau.
-Et… si tu avais voulu du bœuf, au lieu du veau? Tu aurais choisi un bifteck ou un rôti?
-Moi? un bifteck.
-Et si tu m’avais dit rôti, tu l’aurais aimé bien cuit ou très saignant?
-Très saignant.
Elle amène le plat.
-Eh bien mon chéri, tu n’as pas de veine parce que justement, mon rôti de bœuf est un peu trop cuit. Tu es fâché?
-Non, on va pas s’expliquer pour ça.
-Dommage.
Anna Karina et Jean-Claude Brialy (Une femme est une femme, Jean-Luc Godard, 1961)
Bonne fin de week-end chers lecteurs !
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