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La bibli de Momiji

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Littérature asiatique

Du Japon à l’Inde en passant par le Vietnam…

Les délices de Tokyo, Durian Sukegawa, Albin Michel

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Lorsque Sentarô accepte d’embaucher Tokue, vieille femme aux doigts déformés, dans son échoppe, il ne se doutait pas qu’elle allait faire de son échoppe un endroit incontournable mais aussi bouleverser son existence et son rapport au monde. Tokue lui enseigne en effet un principe essentiel pour réaliser les dorayaki, pâtisserie japonaise : écouter la voix des haricots.

Comme depuis plusieurs mois maintenant, ma liste d’articles s’agrandit car je lis toujours autant mais je m’occupe de mon adorable puce qui a eu 7 mois il y a quelques jours et qui me prend, avec mon approbation la plus grande, toute mon énergie. Enfin aujourd’hui, je me pose pour tenter de rattraper mon retard !

J’avais entendu depuis un moment parler de ce roman et j’attendais avec impatience de pouvoir me plonger dedans et l’attente n’aura pas été vaine car j’ai beaucoup apprécié ce roman adapté à l’écran par Naomi Kawase !

L’histoire relatée est aussi belle que touchante et surprenante, puisqu’elle se base sur des faits réels. Tokue fait partie des personnes atteintes de la lèpre, enfermée pendant des années dans une léproserie, interdite de sortie alors même qu’elle était guérie. Il a fallu attendre les années 90 pour que la loi abolisse ce système et aujourd’hui encore, ces personnes font l’objet de discriminations et d’un certain rejet.
Avec comme toile de fond la confection de pâtisseries, qui chatouille nos papilles, Durian Sukegawa nous emmène en réalité dans un cheminement et un questionnement bien plus profonds. Comment trouver sa voie ? Comment rebondir malgré les aléas tragiques que la vie peut nous faire traverser ? 

Espoir, persévérance, joie de vivre sont quelques uns des messages forts que j’ai ressentis tout au long de cette douce et émouvante lecture. Sentarô, bourru au premier abord, est en réalité une belle personne, au grand coeur, auquel je me suis attachée au fil des pages, tout comme à Tokue et Wakana, cette adolescente pas très heureuse dans sa vie qui lui confie son oiseau qu’elle ne peut garder chez elle. J’ai beaucoup aimé la mise en perspective de l’auteur, qui en mariant différents points de vue et perceptions des personnages, nous permet de relativiser, qu’il ne faut pas forcément se fier aux apparences.

Avec Les délices de Tokyo, Durian Sukegawa signe une jolie histoire, émouvante et pleine d’espoir, qui laisse volontairement en suspens certains éléments pour mieux rappeler que rien n’est permanent et que quand une porte se ferme, une autre n’attend qu’à être ouverte. Une lecture très agréable que je vous recommande ! 

 

Journal d’un apprenti moine zen, Satô Giei, éditions Philippe Picquier

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Yôkan a décidé de devenir moine zen et nous raconte sa première année au sein d’un monastère, au Japon, dans un journal de bord qui nous livre en 96 tableaux son quotidien de jeune postulant en mots et aquarelles venant dessiner les contours de cette nouvelle vie à apprivoiser, riche en apprentissages et en découverte de soi.

L’univers monastique, qu’elle qu’en soit la confession, est toujours un milieu un peu mystérieux. Quand je suis tombée par hasard sur ce livre, j’ai tout de suite été séduite par le concept de ce journal de bord : illustré et organisé en 4 parties (cérémonies religieuses, règle monastique, repas, méditation). Lire la suite

Tsukushi, Aki Shimazaki, Actes Sud

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À l’occasion de la soirée qu’elle organise pour les 13 ans de sa fille Mitsuba, Yûko trouve une boîte d’allumettes décorée de deux beaux et troublants tsukushi (tige à sporange de la prêle). Cet objet en apparence anodin contient en réalité un secret qui, révélé, pourrait bien perturber l’apparente sérénité idyllique de sa vie.

Quatrième et avant-dernier tome de la saga Au cœur du Yamato, Tsukushi nous permet de retrouver 13 ans plus tard l’un des personnages majeurs du premier opus : Yûko. Autant vous dire que j’avais hâte de le parcourir ! Lire la suite

Le Fusil de chasse, Yasushi Inoue, Le livre de poche

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Trois lettres, écrites par trois femmes dont les destins sont tragiquement reliés, sont adressées au même homme, un chasseur qui, comprenant avoir été le sujet d’inspiration d’un poème écrit par le narrateur, publié dans la revue Compagnon du Chasseur, décide de lui faire parvenir cette correspondance pour qu’ils les lisent, simplement, avant de les brûler et de devenir ainsi le dernier dépositaire de son lourd secret.

Court récit marquant tant par la beauté de son écriture subtilement dépouillée que par la densité de l’histoire en si peu de pages (88 !), Le Fusil de chasse a été une étonnante découverte pour moi. Lire la suite

Tonbo, Aki Shimazaki, Actes Sud

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Après avoir quitté la compagnie Goshima où il exerçait comme cadre, Nobu a fondé en 1981 un juku, établissement de cours privés préparant aux examens d’entrée à l’université. Menant désormais une vie beaucoup plus calme, son quotidian est perturbé le jour où un ancien élève de son père souhaite le rencontrer pour lui reveler les vraies circonstances du suicide de ce dernier, qui avait profondément marquee Nobu et durablement assombri ses jeunes années.

Après Mitsuba (chronique ici) et Zakuro, Tonbo est le troisième tome de la série Au coeur du Yamato, que j’avais hate de parcourir après ma lecture très appréciée, du second tome (chronique ici). Lire la suite

Zakuro, Aki Shimazaki, Actes Sud

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Tsuyoshi Toda n’a pas revu son père depuis 1942, quand il est parti travailler en Mandchourie pendant la guerre et d’où il a été déporté ensuite en Sibérie. Si sa mère, atteinte d’Alzheimer, espère toujours le revoir 25 ans plus tard, lui tombe des nues quand un de ses amis retrouve par hasard sa trace et lui apprend qu’il vit près de chez lui. Acceptant de rencontrer son fils, Banzo Toda décide de lui expliquer dans une longue lettre le drame survenu sur le bateau qui le ramenait au Japon qui l’a empêché de revenir vivre parmi les siens.

Autant Mitsuba, premier tome de la pentalogie Au cœur du Yamato, m’avait moyennement emballé (voir ma chronique ici), autant la suite de la série n’en finit pas de me ravir. Lire la suite

Nosaka aime les chats, Nosaka Akiyuki, éditions Philippe Picquier

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Dans son pavillon tokyoïte, Nosaka se livre à l’observation de ses chats qui cohabitent avec un husky, ainsi de nombreux oiseaux et crapauds dans le jardin. Il apprend à leur contact, repart dans ses souvenirs et philosophe sur les enseignements que ces êtres délivrent au quotidien.

J’ai une passion très prononcée pour les chats (qui ne détrônent cependant pas les koalas) et chaque fois qu’un roman semble leur être dédiée, je suis attirée par sa lecture. Lire la suite

Yamabuki, Aki Shimazaki, éditions Actes Sud

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Depuis 56 ans, Aïko partage la vie de Toda qu’elle a accepté d’épouser dès leur premier rendez-vous. Au gré des jours du tsuyu (période de pluie au Japon qui dure un mois aux alentours de la mi-juin), elle se remémore ces douces années passées ensemble avec son samouraï des temps modernes et se rappelle aussi son premier mariage. Lire la suite

Haïkus du temps présent, Madoka Mayuzumi, éditions Picquier

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