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Le cas Malaussène, tome I : Ils m’ont menti, Daniel Pennac, Gallimard

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Le temps passe mais certaines choses ne changent pas : quand la bande de Benjamin Malaussène se retrouve mêlée à une affaire d’État, c’est bien entendu lui qui va encore une fois servir de coupable parfait. Benjamin, dont la vocation de bouc émissaire semble ne pas se démentir. 

Quel plaisir de retrouver la plume de Daniel Pennac et la saga de la famille Malaussène. Si le dernier lu (Aux fruits de la passion), m’avait laissée sur une note moins enthousiaste, j’ai beaucoup aimé ces retrouvailles ! 

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En attendant Bojangles, Olivier Bourdeaut, éditions Gallimard

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Elle est instable, passionnée, aimante et aimée. Il ferait tout pour elle, il va même jusqu’à créer une autre réalité pour la combler de bonheur. Ensemble, ils dansent sur Mr. Bojangles devant leur petit garçon, qui observe avec amour, tendresse et perplexité la folie dans laquelle sombre sa maman.

Alice, aka Page 53, m’a offert récemment ce livre pour mon anniversaire. Une très jolie surprise puisque je voulais le lire depuis longtemps. L’attente aura été à la hauteur de mes espérances : j’ai adoré cette lecture, belle et émouvante au possible. Lire la suite

Ainsi résonne l’écho infini des montagnes, Khaled Hosseini, Belfond

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En Afghanistan, dans le village de Shadbagh au début des années 50, Abdullah, dix ans, s’occupe comme d’un père de sa petite soeur de trois ans, Pari. Un lien puissant les unit, qui leur permet de dépasser le chagrin suite à la mort de leur mère, d’affronter la pauvreté et l’absence d’un père qui lutte pour les faire vivre. Cependant, un choix terrible va séparer ces deux enfants, modifiant pour toujours leurs vies et celles de nombreuses autres personnes.

Cela fait très longtemps que je voulais enfin me plonger dans ce livre dont j’ai tant entendu parler et j’ai enfin pu m’y atteler, pleine d’attente et d’espoir au vu des éloges qu’il a recueilli. Et je n’ai pas été déçue puisqu’il s’agit d’un véritable coup de cœur !  Lire la suite

La dernière conquête du major Pettigrew, Helen Simonson, 10-18

La dernière conquête du major Pettigrew - Labiblidemomiji

Il est britannique, elle est d’origine pakistanaise. Il vient d’une famille riche, elle tient un modeste commerce. Il appartient aux clubs huppés de leur ville, Edgecombe Saint Mary dans le Sussex, elle n’a jamais pu tisser des liens d’amitié avec des gens autres que ceux issus de sa communauté. Ils sont tous les deux veufs et partagent l’amour de la littérature, de la campagne et d’un élégant art de vivre. Leur idylle naissante n’est pas du goût de tout le monde dans cette petite ville ancrée dans ses vieilles valeurs…

J’avais entendu parler de ce roman hautement salué depuis très longtemps et il était dans ma PAL depuis un an ! Lire la suite

Kiffe kiffe demain, Faïza Guène, éditions Hachette Littérature

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Doria, ado de 15 ans, vit avec sa mère dans une cité de Livry-Gargan. Son père les a quittées pour trouver une autre femme plus féconde au Maroc, qui sera capable de mettre au monde le fils que sa première épouse ne lui a pas donné. Autant dire que la vie n’est pas tous les jours joyeuse. Quand en plus les assistantes sociales et sa psy qui sent le Parapoux viennent mettre leur grain de sel, il y a de quoi se dire que le « mektoub », le destin quoi, s’acharne. Mais avec son humour et ses vannes, Doria, enfant des quartiers, est au fond pleine de vie et d’espoir.

C’est en regardant La Grande Librairie sur France 5 un soir d’hiver cette année que j’ai pu écouter Faïza Guène, auteure dont j’avais entendu parler de nombreuses fois, mais dont je ne connaissais pas grand chose, et dont je n’avais rien lu. J’avais beaucoup aimé son intervention, elle qui était venue parler de son dernier livre Un homme, ça ne pleure pas. Et puis, la PAL et le calendrier déjà bien rempli m’ont fait passer à autre chose, remettant à plus tard l’exploration de son oeuvre. Et c’est par hasard (qui s’appelle visite à la bibliothèque) que mon chéri a ramené son premier roman à la maison et que je lui ai impunément emprunté. C’était un signe.

Cette lecture est une bouffée d’air frais très agréable et surprenante. Ecrit en 2004, je me rends compte que Faïza Guène est vraiment de la même génération que moi et que l’humour mordant de Doria fait appel à un socle commun de références qui m’ont fait exploser de rire à de nombreuses reprises. Si cette adolescente n’a pas du tout une vie facile, souffre de la pauvreté, du regard des autres sur elle et sa mère, elle répond à sa manière à l’une des célèbres phrases de Françoise Sagan : « Ce n’est pas parce que la vie n’est pas élégante qu’il faut se conduire comme elle. » Elégante, Doria ne l’est pas toujours dans son langage, mais en tout cas, elle reste digne et garde le front haut en toutes circonstances. Elle s’en fiche qu’elle et sa mère ne fassent pas partie de la « jet-set » du quartier. Quand des filles de son âge se moque de ses habits récupérés au Secours Populaire, elle ravale ses larmes et ne réagit pas, pour ne surtout pas blesser sa mère. Par contre, quand son pote Hamoudi, qui la connaît depuis qu’elle est « haute comme une barrette de shit » se met à fréquenter une fille, là elle boude et a peur de perdre un de ses seuls amis de toujours. Et quand Nabil, l’enfant prodigue de la cité qui lui donne des cours particuliers l’embrasse par surprise puis l’ignore à la rentrée, elle est complètement dépourvue. Doria, c’est finalement une enfant comme les autres, qui se livre avec sincérité et qui est heureuse de petits bouts de petits rien.

La spontanéité, l’authenticité et l’innocence se mêlent à une ironie mordante qui jaillit tout au long de ce récit et en font une petite pépite pétillante. Doria n’épargne rien ni personne et à un regard féroce sur tout ce qui l’entoure.  Elle a toujours l’expression, la métaphore qui vient souligner avec justesse et cynisme l’incohérence du monde qui l’entoure, les clichés insupportables qui résonne à ses oreilles comme autant d’imbécillités constantes. Personne n’est épargné et tout le monde en prend pour son grade. Mais derrière cette carapace, Doria fait preuve d’une grande sensibilité et on s’attache réellement à elle. Je pourrais vous citer plus d’une de ses remarques pour illustrer mon propos, mais je préfère vous laisser savourer à votre tour ! Enfin, ce qui accroche notre regard, c’est l’oralité du récit : Doria s’exprime comme si elle écrivait un journal intime et y déversait le fil de ses pensées ou comme si elle nous parlait à nous. On se sent dès lors pris dans ses paroles et on a l’impression de vivre avec ses yeux sa vie quotidienne.

Kiffe kiffe demain se lit en un rien de temps et j’en suis personnellement ressortie avec le sourire et la pêche. Mettez-le vite dans votre PAL si ce n’est pas déjà fait !

Journal d’un dégonflé, tome 2 : Rodrick fait sa loi, Jeff Kinney, éditions du Seuil Jeunesse

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Greg est un jeune ado qui a la vie dure : il doit non seulement supporter un grand frère heavy metalleur, Rodrick, mais aussi un minus qui ne lui lâche pas les baskets et casse ses jouets. Ses amis ne sont pas les stars dont il rêve et ses parents sont à côté de la plaque. Heureusement, il a son carnet de bord à qui il peut tout confier. Et il se trouve qu’il a passé un été horrible. Rodrick est au courant d’un événement embarrassant qui a eu lieu pendant les vacances et il espère bien le faire chanter. Dire que leur mère veut tout faire pour les rapprocher…Greg a bien du souci à se faire !

J’ai trouvé ce livre sur l’étagère de la chambre de mon amoureux chez ses parents (oui, même quand on va seulement rendre visite à nos familles, je trouve le moyen de ramener à chaque fois des livres chez nous, pour venir les ajouter à nos bibliothèques, jouant à Tétris pour tout stocker). J’avais déjà entendu beaucoup de bien de la série Journal d’un dégonflé et du coup, tant pis, j’ai commencé directement par le tome 2. Et j’ai passé un excellent moment !

Si vous ne connaissez pas, foncez ! C’est un livre jeunesse, abordable dès l’âge de 8-9 ans je pense, mais qui fait rire les adultes aussi. Fille comme garçon, nous avons tous connu les troubles de l’adolescence, vécu des injustices de nos parents, de nos frères et sœurs (ou avons eu le sentiment que c’était le cas), et c’est avec beaucoup de tendresse que je l’ai parcouru.

Déjà pour la forme, ce roman graphique est construit avec les codes du journal intime (format, lignes, typographie reproduisant l’écriture d’un enfant, mais propre et lisible, je vous rassure) et l’accompagne d’illustrations qui viennent enrichir ou compléter le texte. Simple et épuré, il nous permet de nous immerger dans le cheminement de Greg et nous donne l’impression de tenir le stylo en même temps que lui. Cet aspect ludique séduit immédiatement de par son originalité et la proximité qu’il établit avec le lecteur. On a envie de le prendre en main et la fabrication soignée de l’ouvrage y participe : la couverture donne bien l’illusion d’un journal accessoirisé par son propriétaire (effet scotch reproduit par le vernis sélectif…) et les pages intérieures reproduisent bien le toucher de mes carnets d’enfance !

Pour le fond, Greg m’a fait rire car il est loin d’être un enfant parfait : pas très bon élève, tricheur par moments, égoïste et jaloux à d’autres, surtout envers ses amis, il s’épanche très facilement sur les malheurs de sa vie. Mais c’est ça qui le rend si réaliste ! On a tous connu un Greg, et à bien des égards, nous l’avons tous un peu été. A côté de ça, notre ado a des qualités, sinon on aurait vite envie de refermer le bouquin et de ne plus penser à ce morveux. Il sait reconnaître ses erreurs, nous touche à plusieurs moments et puis, il nous fait rire. On pardonne aux gens qui savent faire rire plus facilement leurs défauts.

Ce qui fait aussi la richesse et la dynamique de ce récit discipliné (Greg écrit avec une grande régularité je dois le souligner ! ), c’est qu’il n’est pas autocentré. Greg parle de son quotidien, de ses ennuis, doutes, frustrations, mais aussi de ceux qui l’entourent. On apprend à découvrir sa personnalité autant que celle de ses proches. La mère notamment m’a fait penser à Françoise Dolto, très axée sur l’écoute, l’épanouissement de l’enfant, soutenant son fils aîné même quand il répète tout le samedi après-midi dans le sous-sol avec son groupe, faisant écouter de la musique aux voisins, que ça leur plaise ou non. Rodrick, il nous rappelle à tous les groupes du lycée, qui espéraient un jour percer en jouant devant 30 potes. Le personnage le plus effacé – dans ce tome du moins – est le père, mais en même temps, on comprend que c’est un personnage discret, facilement irrité par les adolescents, par le manque de travail de son aîné et par la passion de Greg pour les jeux vidéo, alors qu’il préférerait le voir faire du sport !

Journal d’un dégonflé se lit en même pas une heure et je le recommande pour toutes les générations. Qui sait, il pourrait même encourager les vocations d’autobiographe ! De mon côté, j’ai hâte de parcourir les prochains.
Et pour celles et ceux qui voudraient en savoir plus, le succès de la série est tel qu’un site web lui est dédié, que vous pouvez consulter ici.

Aux fruits de la passion, Daniel Pennac, éditions Gallimard

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Dans la famille Malaussène, je demande Thérèse, la soeur. Et oui, c’est elle le personnage principal de la tribu dans ce tout dernier épisode. Qu’a-t-elle fait pour mériter ça ? Notre voyante est amoureuse ! Elle, la vestale qui lit aussi bien dans les lignes de la main que dans le marc de café s’est éprise d’un homme. Et comme personne ne fait jamais rien comme tout le monde dans cette famille, c’est à Marie-Colbert de Roberval, un énarque doublé d’un aristo qu’elle décide de donner sa main. Et pour qui elle accepte de perdre son don, une fois le mariage consommé. Benjamin sent qu’une fois encore les ennuis vont frapper à la porte du clan. On aimerait lui donner tort. On aimerait contredire son réalisme frappant…

Je poursuis ma découverte décousue de la saga Malaussène, dont j’avais déjà écrit un article sur le premier tome, Au Bonheur des Ogres. J’en ai lu plusieurs autres, avant d’ouvrir mon blog, mais comme cela fait un moment, je me contente d’écrire sur les plus récentes lectures, pour lesquelles les impressions sont les plus fraîches.

La saga Malaussène comprend plusieurs constantes agréables que j’ai retrouvé ici : ça se lit vite (ça se dévore en une seule fois plutôt !), c’est drôle, jalonné de situations désopilantes, on retrouve notre Belleville et la troupe pimentée entourant les Malaussène. Et on peut tous les parcourir dans le désordre sans se sentir perdu dans la compréhension globale des rouages familiaux et des événements passés, ce qui est franchement appréciable.

Dans ce roman, c’est donc la figure de glace, discrète et effacée de Thérèse qui occupe le rôle majeur et dont tout un nouveau pan de la personnalité se dévoile. Ce qui est plutôt déroutant car on s’était habitués à la mystique l’auréolant. Mais ce n’est pas plus mal, ça apporte un coup de fouet à ce portrait de famille qu’on commence à bien connaître et qui à force pourrait nous jouer le coup de la vieille tante radoteuse.

L’intrigue est plutôt bien tournée sans trop sortir cependant des sentiers battus. Le très étrange Marie-Colbert est au cœur d’affaires louches où la pauvre Thérèse va être mêlée et où le trouble va lui faire perdre jusqu’au bon sens que les astres lui ont conféré ! Mais je ne vous dévoile rien de plus, sinon je vais vous gâcher le plaisir.

Encore une fois, la plume de Daniel Pennac est pleine de tendresse, d’humour, le récit coule comme des belles vagues qui nous bercent et nous emportent loin de la réalité, avec parfois une plus forte qui nous réveille et ravive notre concentration.
Mais ce n’est pas le meilleur de la série. J’ai conscience qu’en raison de l’excellence des volumes précédents, mes attentes étaient en conséquence très élevées. J’y ai trouvé moins d’inspiration que dans les précédents. Si je veux faire dans la métaphore poétique (rien à voir avec le sujet, mais c’est pas grave), quand on est habitué à de délicieux alexandrins, on est légèrement surpris et on se délecte moins de décasyllabes, même s’ils sont très bons.

Ca reste une lecture digne de ces fameuses retrouvailles en famille qui apportent leur lot de nouvelles, de rires et de « ça n’a pas changé décidément ». Que vous soyez déjà connaisseur des Malaussène ou pas, Aux fruits de la passion se parcoure avec plaisir et légèreté, comme une mangue bien juteuse en cette belle saison !

Le Restaurant de l’amour retrouvé, Ogawa Ito, éditions Philippe Picquier

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Suite à un chagrin d’amour, Rinco perd sa voix. Elle décide de retourner dans le village de sa mère, avec qui elle ne s’est pourtant jamais entendue. Là-bas, elle va ouvrir un restaurant, L’Escargot, et se découvrir un don : celui de nourrir aussi bien l’âme que le ventre de ceux qui viennent déguster les plats uniques qu’elle concocte pour chaque personne. L’art du geste culinaire est sublimé et devient une méditation lui permettant de se reconstruire…

Ce livre a laissé une forte empreinte sur moi. J’ai tellement aimé cette lecture que je ne sais pas comment exprimer en quelques mots à quel point elle m’a fait du bien, m’a émue, a captivé autant mes sens que mon esprit. Partons donc du principe que je ne vous offrirai ici qu’une mise en bouche pour vous donner envie de découvrir à votre tour ce délice littéraire. Beaucoup d’ondes positives en ressortent et j’ai ressenti un grand bien-être en le lisant. Aujourd’hui encore, rien que d’y repenser, ça me plonge dans un état zen et me donne beaucoup d’énergie paradoxalement !

Le Restaurant de l’amour retrouvé, c’est une métaphore sur le partage, le don, la méditation, la compassion, l’ouverture aux autres. La cuisine, et surtout les ingrédients qui la composent, est ici le prétexte pour diffuser ces valeurs et fait partie du processus de guérison de Rinco. Mais la beauté de ce livre réside aussi dans la description de la nature et de sa richesse. Que ce soit quand elle part cueillir des grenades, quand elle sauve un lapin qui refuse de s’alimenter, quand elle prend le temps d’apprivoiser les éléments qui l’entourent, de se poser pour réfléchir aux associations gustatives que les saisons permettent, quand elle noue des liens avec des agriculteurs locaux pour pouvoir utiliser leurs produits, Rinco prend le temps et grâce à elle, on apprend nous aussi à ralentir notre rythme pour mieux apprécier les choses.

Les saveurs et odeurs qui émergent de ce livre aiguisent l’appétit : Ogawa Ito a un vrai talent pour nous mettre dans la peau du chef qui opère en cuisine ! On découvre des recettes insoupçonnées, des mariages magiques de couleurs et de textures. On a l’impression d’entendre la lame qui coupe les herbes, la poêle qui frémit, de sentir les épices du curry s’élever, l’onctuosité de la glace que l’on bat…Comme le temps d’une prière, on accompagne Rinco dans son élaboration des menus, qui prennent toute leur originalité dans le dévouement qu’elle y met. En effet, elle tient à mener une interview avec chacun de ses clients pour comprendre leur état d’esprit, ce qui les a conduits à L’Escargot, afin de leur préparer un repas qu’elle ne resservira pas à un autre couvert (et j’aurais bien aimé être à la place de ceux qui dégustent). On a l’impression d’être ses yeux qui scrutent les réactions des clients, de ressentir l’amour qu’elle met à vouloir rendre les gens heureux. Une certaine lenteur est instaurée, d’autant plus par l’aphonie de Rinco qui pour communiquer écrit sur un bloc-notes, ce qui permet de se plonger dans une temporalité digne des moines bouddhistes, où le calme est maître.

Cela n’empêche pas Rinco d’être parfois aussi pimentée que certains de ses plats et d’avoir elle aussi des émotions : en trame de fond, son rapport à sa mère, la relation assez amusante qu’elle développe avec Hermès, le cochon de cette dernière, la redécouverte mère-fille, son introspection, viennent soutenir le récit avec délicatesse. Je vous vois venir, pourquoi appeler un cochon Hermès ? Non pas en honneur de la marque, mais pour le plaisir du jeu de mot. Je m’explique : Hermès est un cochon de la race Landrace et en japonais « mesu » désigne la femelle : l’association du L de Landrace et de « mesu » lui donne ce nom rigolo. Et Hermès va jouer un rôle très important dans la vie de Rinco et de sa mère, alors qu’on ne s’y attend pas tellement pendant la majorité du livre.

Que vous dire de plus ? De par mon caractère gourmand, mon adhésion à la très belle philosophie de vie mis à l’honneur dans ce livre, je ne peux que vous recommander de vous y plonger à votre tour. Avec un style concis et une grande douceur, ce livre chatouillera vos papilles et vos narines avec subtilité et vous en ressortirez avec un grand sentiment d’apaisement et l’envie de croquer encore plus la vie à pleines dents !

Messieurs les enfants, Daniel Pennac, éditions Gallimard

Igor Laforgue, Joseph Pritsky et Nourdine Kader sont trois ado du quartier de Belleville. Quand Monsieur Crastaing, leur effrayant professeur de français, les surprend avec un dessin où une cohorte d’élèves clame «Crastaing salaud la classe aura ta peau», ils écopent d’une punition : une rédaction à rédiger. Le sujet ? Vous vous réveillez un matin, et vous constatez que vous avez été transformé en adulte. Complètement affolé, vous vous précipitez dans la chambre de vos parents. Ils ont été transformés en enfants. Racontez la suite. Avec son mot d’ordre habituel : « L’imagination, ce n’est pas le mensonge ! ». Sauf que l’imagination rejoint désespérément la réalité. Et bien évidemment, Crastaing a disparu… Lire la suite

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